Une licorne régnant dans un bois apprend qu'elle est la dernière encore présente. Toutes les autres licornes auraient disparu mystérieusement. Décidée à savoir ce qui leur est arrivé, elle quitte sa forêt. En chemin, elle fait la rencontre de Schmendrick, un apprenti-sorcier sympathique, bien que maladroit, et de Molly, une femme qui l'avait déjà vue alors qu'elle n'était qu'une petite fille, et qui avait attendu de la revoir tout ce temps. Ces deux humains vont l'aider dans sa quête, une quête qui les mènera dans un mystrérieux chateau au bord de la mer.
C'est l'histoire d'une quête. Au cours de son périple, la licorne affronte bien des péripéties, dans un monde ou elle ne règne plus. On pourrait presque voir des allusion chrétiennes là-dedans, lorsque la licorne devient humaine pour échapper au taureau de feu qui pourchasse ses semblables, et apprend ainsi une vulnérabilité qu'elle ignorait jusque là. Et comment ne pas être touché par l'amour impossible entre la Licorne et Lear? On reste fasciné par cet être infiniment pur, dont l'innocence fait face à la cruauté des hommes, mais découvre aussi l'amour qui sommeille en chacun d'eux. On est fasciné par cet être qui découvre sa propre fragilité, cet être sacré que des humains protègent. Toute l'histoire est servie à merveille par une bonne réalisation, avec une animation faussement pauvre, qui donne au dessin des airs d'enluminure, et la chanson "The Last Unicorn" continue de hanter longtemps, à l'image de la magnifique bande-son du film. Bref, La dernière Licorne est une réussite éblouissante.