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Je suis un mordu de cinéma, de metal, de manga, et de tout ce qui touche à l´imaginaire. Je suis touche-à-tout.Je dessine, je joue de la musique, j´écris. Pour les passionnés comme moi.

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Le Bal des Casse-pieds II : quelques réflexions sur les voisins


L'ancien chanteur de Trust, Bernie Bonvoisin, j'en veux un aussi!

Si je vous cite un emmerdeur qui n'hésite pas à vous réveiller en pleine nuit parce que vous avez fait trop de bruit alors qu'il était 22h05, qu'est-ce qui vous vient à l'esprit au premier chef?

Gagné! Ce sont les voisins. Oui, je sais je suis mauvaise  langue, tous ne sont pas comme ça, mais pourtant, vous ne viendrez pas me dire que vous n'en avez jamais eu un comme ça dans votre vie. Du reste, je pourrais vous signaler que l'intéressé n'a pas besoin d'être un emmerdeur permanent. On peut se contenter d'un emmerdeur à temps partiel, pourvu qu'il le soit aux bons moments (comme dans l'exemple cité précédemment). Plus sérieusement, de même qu'on est toujours le con de quelqu'un, on est toujours le voisin de quelqu'un. Votre serviteur ne fait pas exception à la règle. J'ai eu un voisin à trouver emmerdant, mais de même, il a pu m'arriver d'être le voisin emmerdant. Et nombre de personnes pourront en dire autant. Mon grand ami Guillaume m'a longuement parlé de son voisin du dessous, là où il habitait l'année dernière, qui se plaignait dès qu'on avait le malheur de respirer ou de péter trop fort. Il n'est certes pas une exception en la matière. Grace à la qualité de l'isolation phonique et thermique des logements outre-Rhin, je n'ai personnellement pas eu ce problème. Néanmoins, je me rappelle l'époque bénie où je vivais dans une collocation à Caen, et où notre voisin est venu à plusieurs reprises dans l'année se plaindre du bruit. Dans ce genre de situation, laissons passer la contrariété d'avoir eu une visite peu amène d'un voisin tiré de sa torpeur par nos bons soins, et demandons-nous lequel emmerde le plus l'autre dans cette histoire. La conclusion tombe, impitoyable : un partout et balle au centre. Car en effet, on est toujours le voisin de quelqu'un. Vous avez le voisin à qui il faut toujours quelque chose, c'est plutôt vous qu'il emmerde, mais d'un autre côté, vous serez bien content de pouvoir lui rappeler ça le jour où il vous manquera du beurre ou du sel, et où c'est vous qui viendrez frapper chez lui. Personnellement, je ne m'aviserais pas de juger, le voisinage de l'immeuble dans lequel je vis. Il y a en bas de chez moi une boulangerie, j'ai été content qu'ils aient été là pour réceptionner le colis que j'attendais (un décodeur qu'Alice m'avait envoyé). Pour le coup, c'est plutôt moi le voisin chiant, surtout que maintenant, j'ai tout ce qu'il faut pour envoyer les décibels (comprenez : une chaine hi-fi). Jusqu'ici, les voisins ne se sont pas plaints, espérons que c'est parce que ça ne les dérange pas, et pas parce qu'ils n'ont pas osé le dire.

Allez! C'est vrai que ma dernière année à Caen, j'avais un voisin du dessus qui avait un peu tendance à me casser les noix quand il faisait son remue-ménage chez lui. Je peux comprendre les allées et venues le matin. C'est vrai que je ne suis pas matinal et que les gens sont en droit d'allez et venir dans l'escalier d'un immeuble à 9 ou 10 heures du matin. Ce n'est pas ce qui me génait le plus. Ce qui me génait le plus, c'était la musique. Je n'ai jamais osé le dire, même si  je déteste le Rn'B. Mais lorsque j'ai eu la visite de mon frère, et que son discours a été "Ce n'est même pas que c'est fort, c'est que c'est de la merde!", j'ai rarement été aussi d'accord avec lui sur des questions musicales.

Ceci dit, je retiens pour ce voisin qu'il était, en tant que personne, plutôt sympathique, surtout en comptabilisant le nombre de fois où j'ai dû débarquer en pleine nuit chez moi, sans trop faire gaffe au bruit que je pouvais faire.

En définitive, cette antipathie profonde que le voisin inspire à tout un chacun ne traduit-il pas une difficulté grandissante des gens des pays occidentaux à se côtoyer les uns les autres? Ou bien serait-ce en fait le fait de vivre à la fois trop près et en même temps trop loin les uns des autres? Ce qu'on retient du voisin, c'est qu'il fait chier, mais que sait-on de lui, ce qu'il est, ce qu'il fait? Pas grand-chose en vérité, et si l'antipathie venait de là, de la frustration de ne pas mieux connaître celui qui met la musique à fond en pleine nuit? C'est vrai, on n'est jamais content. Quand on a un voisin dans un appartement mitoyen, il fait chier, mais quand le voisin le plus proche est à plus d'un kilomètre à vole d'oiseau en pleine montagne, on se sent seul.

En définitive, le fautif qu'on dévoile à l'issue de cette chasse aux emmerdeurs, ce ne sont pas les voisins, ni les cons, mais la connerie en elle-même, qui se trouve de notre côté, aussi bien que de celui du voisin. Le voisin avec qui on n'a pas de bonne relations est un voisin qu'on n'a pas voulu se donner la peine de connaître, et ça, c'est con.
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T
JE L'AI PAS BARATINÉE ! J'ai juste... euh... rendu service... Tu me prêtes des intentions douteuses... C'est pas en allant sur mon blog qu'on risque de voir le contraire... Hum, bon, bref...En tout cas, je ne crois pas au coup de foudre dans la cage d'escalier, je te rassure. "Frauen sind dekorativ", non ? On est content d'avoir des plantes vertes dans le hall de son immeuble, et ben une jolie voisine c'est pareil !Bon, euh, je vais encore m'attirer les foudres de la gent féminine. Comme si c'était pas déjà assez difficile comme ça.Pour me rattrapper gauchement, dites-vous, mesdemoiselles les jolies-voisines-du-troisième (et des autres étages français, rajouterait Meyer), que vous êtes notre fierté ; quand on vous croise dans la rue et que vous nous faites un petit sourire pour nous dire bonjour et montrer que vous vous souvenez de nous, un sentiment de puissance nous envahit. "- Tu la connais ? - Oh, c'est juste ma voisine. - Sacré veinard va !".Le choix d'un logement devrait dépendre, d'abord et avant tout, de la présence d'une jolie-voisine-du-troisième. Ça doit être elles qui font grimper les prix de l'immobilier !
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S
Ah oui, j'allais oublier, même dans les films, ça ne parche pas à tous les coups, si tu n'as pas vu Sept Ans de Réflexion, de Billy Wilder, un cinéaste que, je crois, tu apprécies beaucoup, je te le recommande
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S
Oui, t'es gentil, mais d'une part, je ne vois pas où est le problème dans le fait, d'une part de sortir ses poubelles en tongs. Elle aussi, ça doit bien lui arriver de sortir ses poubelles. Quant au fait de décharger ses provisions de rouleaux de PQ de chez Lidl, où est la honte, Lidl ou les rouleaux de PQ?Enfin, une dernière question que je me demande par rapport à la voisine mignonne auprès de qui tu passes toujours pour un con, je ne suis pas d'accord. Personnellement, je ne peux pas nier qu'il doit y avoir des jolies filles par chez moi, mais je n'ai pas la chance de commencer la journée en les croisant qui me disent bonjour (hélas). Ensuite, je me dis toujours que ça marche surtout dans les films, ce genre de chose. Il ne faut pas non plus trop se faire de films, même quand on est cinéphile comme moi. Au fait, si c'est la honte d'être allé faire ses courses chez Lidl, je te rappelle que j'ai vu passer des filles pas mal dans le ED en bas de chez moi et qu'il y en a même eu une que tu n'as pas pu t'empêcher de baratiner (charmeur, va!). Alors, ED OU Lidl, ce n'est pas un peu pareil?
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T
Bravo pour le jeu de mots, on n'a jamais dû le faire concernant ce cher Bernie.Je modérerai toutefois ton propos concernant mon voisin du dessous : on n'avait simplement pas le droit de marcher et de fermer les portes. Tu exagères toujours...Je note toutefois une lacune majeure : l'absence d'une catégorie bien précise, celle de la voisine. Tu sais, la jolie voisine du troisième, que tu croises dans le hall quand tu vas chercher ton courrier en robe de chambre à 15h un lundi. Celle qui te voit décharger ton stock de PQ quand tu reviens de Lidl, ou sortir toujours tes poubelles en tong. Bref, celle qui est belle comme un c?ur mais que tu croises toujours aux moments les plus merdiques. Je crois qu'il ne faut surtout jamais oublier cette catégorie, aussi répandue que le voisin emmerdeur (et il s'agit bien souvent d'un homme), qui nous donne le sourire matinal quand on la croise en partant bosser, et qui est tellement indispensable pour notre moral.
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