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Je suis un mordu de cinéma, de metal, de manga, et de tout ce qui touche à l´imaginaire. Je suis touche-à-tout.Je dessine, je joue de la musique, j´écris. Pour les passionnés comme moi.

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Hamburgers, de mon engouement coupable pour un sandwich popularisé par l'oncle Sam


C'est une photo que j'ai trouvée sur la toile, mais qui illustre assez bien ce que j'appelle le hamburger "de brasserie". Mc Donald's n'a plus qu'à bien se tenir



Moi qui suis devenu une espèce de croisé contre la malbouffe, comment pourrais-je vous expliquer la passion secrète pour ce sandwich que le pays de l'oncle Sam, dans sa grande bienveillance, a répandu dans le monde entier, alors même que si le hamburger est américain, jusqu'à preuve du contraire, Hambourg est une ville portuaire du nord de l'Allemagne.

Gamin, je raffolais du hamburger, et quand on m'emmenait au McDonald's, c'était la fête. Ensuite, je me suis laissé dire que c'était dégueulasse, si bien que j'ai fini par le croire moi-même. Mais dans le fond, je continuais de bien aimer manger un de ces étranges sandwiches, fût-il produit par le traiteur américain sus-nommé. Mais j'ai toujours insisté sur le distingo à faire entre le hamburger estampillé McMachin, et ceux de ma production personnelle.

Mis à part ceux que j'ai mangés à la Modena, un snack de Caen qui faisait ses propres hamburgers, je considérais que rien ne valait ceux de mon propre cru, jusqu'à ce que je teste ceux d'ici.

Mais, me demanderez-vous, qu'ont-ils donc de si particulier, les hamburgers d'ici? Beaucoup de choses en vérité, aussi vais-je commencer par le commencement. Il importe de savoir qu'ici, en plus du hamburger produit à la chaîne, il y a le hamburger de brasserie, qui est vraiment inouï.

J'en ai mangé plusieurs depuis mon arrivée, et je ne m'en lasse pas. Cela fonctionne grosso modo comme suit.

Ledit hamburger peut être servi avec des frites ou avec de la salade, je recommande à ceux qui pensent que le hamburger relève de la malbouffe (ce qui est quand même un peu vrai, soyons honnêtes) le second accompagnement, plus léger et plus sain, le tout accompagné d'un grand verre de jus d'orange, plutôt que de coca cola..

Ledit hamburger est servi  en deux parties, d'une part, la partie inférieure du pain, où se trouve le steak, la feuille de salade, éventuellement une feuille de cheddar (en option), de l'autre côté, vous avez le chapeau, avec toute la partie légumes, oignon, tomate, cornichons. La tâche vous revient de remettre les deux parties l'une sur l'autre si vous voulez manger le hamburger comme le sandwich qu'il est. Mais je dois bien vous avouer que j'y ai renoncé la dernière fois, devant un hamburger qui était haut comme un gratte-ciel, impossible à manger proprement., avec le steak qui partait et le mélange de ketchup et de mayonnnaise qui dégoulinait de tous les côtés. On s'en fout partout, mais je me suis régalé.

Alors, dernière précision, dans la version brasseur du hamburger, le plus souvent, le pain est légèrement grillé, et ce n'est pas nécessairement un pain de sésame. M'est avis que je devrais tester la méthode des brasseurs québécois (canadiens?) avec des petits pains allemands. J'aurais un succès fou.

Mais il y a une chose que je ne pourrais probablement pas tester ailleurs qu'ici, le hamburger avec un steak... de bison. Jean-Pierre et Danielle m'ont proposé ça pour ce week-end. Je suis impatient de tester. Relativement courante en Amérique du Nord, même si j'ai tendance à croire que c'est quand même une viande noble, le bison est, à ma connaissance, une denrée rare, si ce n'est inexistante, dans nos vertes contrées.

Je me dois quand même de rendre justice à Danielle pour les excellents hamburgers maison que nous avons mangé l'autre jour, avec des steaks, des cornichons, de la salade, de la tomate, et une poellée mélangeant champignons de Paris et oignons. Ajoutez-y une sauce selon vos préférences, et vous avez un plat très nourrissant, et globalement très appétissant. J'y reviens globalement plus souvent que pour la poutine, parce que les hamburgers, tu n'en as pas pour  trois jours à les digérer. La poutine, je me la réserve pour un éventuel séjour hivernal au Québec, mais un hamburger, quand il est bon, est à déguster en toute saison.
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