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Je suis un mordu de cinéma, de metal, de manga, et de tout ce qui touche à l´imaginaire. Je suis touche-à-tout.Je dessine, je joue de la musique, j´écris. Pour les passionnés comme moi.

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Les films que j'ai vus cet été

Comprenez par là les films que je suis allé voir au cinéma.

Pendant que j'étai
s à Montréal, il y a eu le festival Fant'Asia, à l'université de Concordia, sur le thème du cinéma asiatique et alternatif en général. J'y ai vu quatre films.



Wool 100% , film japonais de Mai Tominaga (2006), aborde le thème de l'enfance. Ce film raconte l'histoire de deux soeurs jumelles excentriques qui ont accumulé des objets que les gens ont jeté au fil des années, transformant leur maison en un musée de l'étrange. Un jour, elles trouvent dans un champ deux pelottes de laine avec une paire d'aiguilles en bois, et viennent l'ajouter à leur collection. La nuit suivante, elles sont réveillées par une fillette qui tricote frénétiquement, avec la même laine rouge vif. Une fois qu'elle a fini, elle est prise de panique et entreprend de tout retricoter. Les deux soeurs doivent maintenant s'occuper, dans la mesure du possible, de cette enfant dont elles ignorent tout.
    C'est un film intrigant, c'est le moins qu'on puisse dire, on retrouve tout une imagerie du conte de fées, tout dans ce film est onirique. Les deux soeurs, elles-mêmes ont un caractère fantomatique, n'ayant été vues par personne depuis longtemps. Il est difficile de raconter ce film plus en détail, tellement il se prête à la libre interprétation. Je ne sais pas si ce film est un grand film, mais indiscutablement, il est fascinant, un ovni.



A Battle Of Wits est un film hongkongais de Jacob Cheung (2006), on peut présenter le film assez simplement comme un film de guerre. Voici comment IMDB présente le début de l'histoire : "Au IIIe siècle avant J.C., la Chine est séparée en sept  nations et quelques tribus, l'une d'elle étant la ville-état de Liang". La nation de Zhao menace ce petit royaume, et un homme, Ge-Li, (joué par Andy Lau, magnifique, comme d'habitude), de la communauté des Mo-Zi, vient se poser en stratège pour Liang. Ce film raconte comment la bataille est menée par ce fin stratège, et à quelle adversité il se heurte.
    J'en ai pris plein la vue avec ce film! C'est vraiment du grand spectacle dans toute sa splendeur, avec une mise en scène épique à souhait. Dès le début, je pensais à l'excellent Seven Swords, de Tsui Hark, racontant la même histoire d'un guerrier qui vient prêter main forte à un petit royaume. C'est un film épique, cruel, majestueux. Je ne dis pas que c'est un monument, mais du grand spectacle, assurément.



Exilé, de Johnnie To (2006), voilà en revanche un film qu'on peut qualifier de grand art. Un excellent film policier, mené de main de maître par un grand cinéaste, dirigeant d'excellents acteurs. Je sais, je m'emporte, mais je pense que si Sergio Leone voyait ce film, il serait fier. Parce que bien que se passant à Macao en 1998, on voit assez fréquemment des références au western, mais pas à n'importe quel western, au western spaghetti, dans lequel le cinéaste italien avait tellement brillé. Et voici maintenant un cinéaste de Hong-Kong qui s'y essaie à son tour, mais tout en le replaçant dans le contexte de la rétrocession de Macao à la Chine.
     L'histoire se résume comme suit. Une bande de tueurs à gages partent retrouver un de leurs anciens camarades pour le tuer. Il le retrouvent chez lui, où attendaient sa femme et leur enfant, né un mois plus tôt.  S'ensuit une fusillade magistrale, et une réconciliation entre les malfrats et leur ancien camarade.
    Ce film e
st décidément un grand film. Dans la droite lignée post-moderne d'un Quentin Tarantino. C'est d'ailleurs exactement le genre de film dont il raffole. Mélangeant allègrement un genre aux bases déjà solides, le polar à la hongkongaise à un autre genre, extrêmement typé, lui aussi, le western spaghetti. Et le plus beau, c'est que la mayonnaise prend.
    Le
s acteurs suivent à merveille, eux aussi, on se réjouit de retrouver Anthony Wong, le commissaire d'Infernal Affairs, dans ce rôle de truand sur le retour. Il a toujours autant la classe, et ses compères suivent. On retrouve quelques têtes qu'on avait déjà vues dans d'autres films de Johnnie To, Nick Cheung, un des personnages principaux de Breaking News , est de nouveau présent dans ce film, et il est à la hauteur de ses rôles précedents.
    Bref, Exilé e
st un grand film, du grand art dans le genre du film policier. Johnnie To n'a certes pas inventé le genre, mais il lui a indiscutablement donné une seconde jeunesse. Dès que je peux, je le revois
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